La recherche d'un Portrait de qualité doit s'appuyer sur la compréhension de la prise de vue et uniquement sur cette compréhension. Il est la résultante du CADRAGE et de la maîtrise de LA PROFONDEUR DE CHAMP et de celle de la LUMIÈRE.
LE CADRAGE
Le cadrage est essentiel en photo. C'est le cadrage qui permet de s'exprimer, d'extérioriser une impression, un sentiment. Les points précédents concernent la technique elle-même, technique qu'il faut maîtriser et même oublier pour se consacrer à un bon cadrage... Voici quelques règles de composition qui ne sont qu'indicatives.
LES POINTS FORTS
Quand on cadre en principe on a toujours tendance à positionner le sujet au centre de l'image "dans la pastille !". C'est une erreur. L'œil recherche en fait les quatre points forts de l'image. Imaginez deux lignes horizontales sur votre viseur qui partagent la surface en trois « tiers égaux » et deux autres lignes qui partagent la surface verticalement en trois tiers égaux. Les points forts se situent à l'intersection de ces lignes.
LE SUJET
La photo doit comporter un centre d'intérêt unique. Ce sujet doit être évident. Si d'autres éléments sont dans l'image, ils doivent être complémentaires du sujet principal et le mettre en valeur. Une règle essentielle en photo et, sans doute, la plus difficile à appliquer... la plus difficile à appliquer...
LES SURFACES
La règle est identique aux points forts. Les surfaces sont divisées par tiers, et non par la moitié. L'horizon doit être sur le tiers bas ou le tiers haut de l'image.
LES LIGNES
Les lignes, qu'elles soient matérialisées ou non, représentent l'architecture de la photo. Elles doivent diriger le regard vers le sujet. Une composition en diagonales est dynamique. Une composition en parallèles est statique. Une ligne peut être matérialisée par un chemin, un cours d'eau, un couloir, une rue, etc.
L'ÉQUILIBRE
Les masses de la photo doivent s'équilibrer. Pour illustrer ce concept, imaginez votre photo épinglée sur un mur par son milieu. Elle ne doit pas tourner ni dans un sens ni dans l'autre. Les couleurs sombres "pèsent" beaucoup plus lourd que les couleurs claires. Il faut compenser par des surfaces différentes. Totalement subjectif...
AUTRES POINTS IMPORTANTS
Veillez à conserver l'horizon horizontal. La mer qui
penche, c'est rare...
Ces quelques règles doivent être connues mais on peut les transgresser
si l'on sait ce que l'on fait.
Un premier plan donne de la profondeur à une image.
L'EXPOSITION
Les pellicules actuelles ont des sensibilités de 25 à 3200 ISO. Si vous voulez prendre des photos avec des vitesses élevées (sport), une grande ouverture, avec peu d'éclairage, mieux vaut choisir une pellicule de 400 ISO voire plus. Plus le chiffre est grand, plus la sensibilité est grande (demande moins de lumière). Par contre, le grain monte avec la sensibilité. Le grain se voit surtout sur des agrandissements (30x40 et plus). Certains capteurs numériques proposent des réglages sur 100, 200 ou 400 ISO.
LA SENSIBILITÉ
Le choix de la vitesse conditionne aussi le résultat. Pour un sujet en mouvement, une vitesse rapide (1/1000) fige le mouvement. Le sujet est net. Avec une vitesse plus lente, on voit des effets de filé (impression de mouvement). Le choix de la vitesse est aussi imposé par l'objectif utilisé. Avec un 300mn, il est convenu de ne pas utiliser de vitesses inférieures à 1/300, avec un 100mn, 1/100... En dessous de 1/125, mieux vaut utiliser un pied.
LE DIAPHRAGME
Le choix d'une ouverture (diaphragme) joue sur la profondeur de champ de la photo. Plus l'ouverture est grande (plus le chiffre est petit), moins la profondeur de champ est étendue. La profondeur de champ (PDC) est la zone de netteté (de 1m à 1.50 m, par exemple). Le choix du diaphragme conditionne donc le résultat obtenu. Pour détacher un visage du fond, on choisit une grande ouverture (petit chiffre), F2.8 par exemple. Pour un paysage, on pourra préférer une PDC maximum, donc une petite ouverture (grand chiffre), F11 par exemple.
LA VITESSE
C'est la base même de la photographie. Pour qu'une photo soit bien exposée, il faut que la pellicule ou le capteur reçoive la bonne quantité de lumière. Cette quantité est mesurée par la cellule photoélectrique de l'appareil. La quantité de lumière nécessaire parvenant à la pellicule dépend de trois facteurs : l'ouverture, la vitesse, la sensibilité. L'ouverture peut être assimilée au diamètre du tuyau, la vitesse, au temps pendant lequel le robinet est ouvert et la sensibilité au volume du récipient. Il est donc possible de remplir le récipient avec un tuyau deux fois plus grand en laissant le robinet ouvert deux fois moins de temps... C'est la base de la photographie !


Le portrait